À propos

LA NAISSANCE DE 7IÈME CIEL

L’évolution de Disques 7ième Ciel est étroitement liée au développement de la carrière artistique de son fondateur, Steve Jolin, aussi connu sous le pseudonyme d’Anodajay. Rappeur de Rouyn-Noranda, Anodajay s’illustre sur la scène au début des années 2000, une époque charnière dans le développement du hip-hop au Québec.

À l’été 2003, il fonde Disques 7ième Ciel afin de mettre lui-même en marché son premier album, Premier VII. Rassembleur, Anodajay se positionne vite comme un défenseur du hip hop québécois, comme celui qui abolie les frontières et qui représente les artistes issus des régions éloignées. Le succès de ses soirées HHD — HIP HOP DÉPENDANT, présentées à plusieurs reprises en Abitibi, font preuve du respect qu’il a acquis auprès du public et de l’industrie.

En 2006, Anodajay fait paraître Septentrion, son deuxième phonogramme. C’est alors qu’il fait appel à son compatriote Raôul Duguay pour enregistrer la chanson Le Beat à Ti-Bi, sa version réactualisée d’un des classiques du patrimoine chansonnier québécois. La sortie de l’extrait assis définitivement la réputation du « rappeur des bois » et de sa maison de disque; il gagne à la fois la reconnaissance du grand public, des médias et de l’industrie musicale québécoise.

LE 7IÈME RÉGIMENT

À l’automne 2006, Samian joint les rangs des Disques 7ième Ciel. L’entreprise assure la production et la commercialisation de son premier album, Face à soi-même, qui paraît en novembre 2007. Premier artiste à s’exprimer en français et en langue algonquine, Samian se distingue des autres rappeurs par la force de ses mots, de ses revendications et de l’unicité de ses propos, qui font de lui un modèle pour les jeunes des Premières Nations.

Koriass s’allie, à son tour, aux Disques 7ième Ciel en 2007. Le label prend en charge la production et la commercialisation de son premier album tant attendu, Les Racines dans le Béton. Avant-gardiste et repoussant les standards du hip hop francophone, l’album, sorti en novembre 2008,  le révèle comme un artiste au potentiel immense.

Figure majeure du hip hop québécois, Dramatik, un des membres fondateurs du groupe culte Muzion, se joint au label au printemps 2008. Son premier album solo, La Boîte Noire, voit le jour en novembre 2009. Sa sincérité et ses textes, d’une intelligence sensible résultant de véritables prouesses, en font à nouveau un incontournable du mouvement encensé par la critique et le public.

La réputation du label est réaffirmée et les succès se multiplient. Samian revient avec Face à la musique au printemps 2010 ; un deuxième disque qui, couvert d’éloges, d’honneurs et de distinctions, fait de lui un inévitable de la scène. Anodajay lance ET7ERA en septembre de la même année. Pièce immense, le single Jamais su, relecture du classique Souvent, longtemps, énormément de Diane Tell, se hisse au sommet des palmarès des radios commerciales presque tout l’été durant, permettant ainsi à son créateur de prendre part aux plus importants festivals musicaux de la province. En octobre 2011, Koriass lance Petites victoires, un album marquant qui le propulse à l’avant-scène. Le rappeur est de tous les événements et se voit de même couvert d’honneurs, au Gala de l’ADISQ, entre autres, où il est mis en nomination dans la prestigieuse catégorie Auteur ou compositeur de l’année, de même qu’au Gala de la SOCAN, où il remporte le Prix Écho / SOCAN, une première dans le monde du rap québécois.

Alors que tous ses acteurs gagnent en reconnaissance et en popularité, l’escadron 7ième Ciel s’agrandit une fois de plus en 2012 avec la venue, dans ses rangs, du génie Manu Militari. « Poids lourd du rap québécois », ce dernier, qui mène sa carrière tambour battant et collectionne les succès, fait paraître sur l’étiquette rouyn-norandienne son attendu Marée Humaine. Album choc, le disque marque la rentrée culturelle 2012, réaffirmant du même coup toute la force de frappe de 7ième Ciel.  À la fin de 2013, Manu Militari se voit ainsi remettre le Félix de l’album hip-hop de l’année, un deuxième pour la maison de disques, suivant celui de Samian pour Face à la musique l’année précédente.

En novembre 2013 c’est l’artiste Koriass qui lance son 3e album sur l’étiquette : Rue Des Saules,  œuvre-fleuve où l’auteur-compositeur-interprète distille les souvenirs d’une époque mouvementée aujourd’hui révolue. Sans contredit, KORIASS marque ici un franc coup et confirme tout le bien que l’on dit à son sujet. Armé d’un aplomb tonique, l’album démontre avec justesse l’étendu du talent du rappeur, aujourd’hui perçu comme un chef de file de la nouvelle génération du rap québécois.

L’année 2014 se veut quand à elle mouvementée pour l’étiquette, alors que le vétéran Dramatik fait un retour avec sa Radiothérapie au printemps. Proposition dense et réfléchie sur des beats qui font de l’oeil aux consonances dites old school du genre, Radiothérapie n’est rien de moins qu’un tour de force sur fond dansant. Toujours aussi engagé et poétique sur le plan des textes, Dramatik confirme à nouveau qu’il est loin d’avoir émis son dernier flow.

Quelques mois plus tard, c’est Samian qui revient à la charge avec un 3e opus en carrière, Enfant de la terre. Encore une fois, le «rappeur autochtone» frappe fort et se dévoile aux fans. Ses nouvelles pièces le dévoilent plus enraciné plus que jamais, touchant et authentique, unissant un son parfois jazzé, parfois plus rock, pour un mélange des genres qui convaincra tous les publics.

Joignent ensuite les rangs du label, Eman X Vlooper, pionniers et musiciens-phénomènes de l’effervescente scène urbaine de la capitale et membres du collectif Alaclair Ensemble, et lancent XXL dans le cadre du FME en septembre. Les nombreuses critiques sont unanimes, le duo offre une proposition solide combinant des textes mordants, rythmés, à des beats contemporains à la fois complexes et épurés.

À l’automne de la même année, alors que le président-fondateur des Disques 7ième Ciel, Steve Jolin,  sent venu le temps d’élargir ses horizons et met à jour une nouvelle maison de disques, 117 Records, Koriass reçoit à son tour la statuette dorée de l’ADISQ pour son album Rue Des Saules en plus du tout premier prix Musique Urbaine remis par la SOCAN.